Un peu d’histoire

Un peu d’histoire

Une Histoire, un Projet

De Belleville au 20ème arrondissement

 Au début du XIXème siècle, Belleville est un petit bourg rural de la banlieue Est de Paris. Enserré par le mur d’octroi et celui des Fermiers généraux, sa population est traditionnellement paysanne et artisanale

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La rue du Télégraphe plus haut point de Paris 128.90m témoigne des premiers essais de Claude Chappe

De ses communes d’origine, le 20ème conserve la réputation de quartier populaire et attire peu les investisseurs publics et privés.

L’Association « Œuvre des Otages » 

Des drames de la Commune de Paris qui se sont déroulées dans le 20ème, le massacre des otages est certainement un des plus effroyables.

Le 26 mai 1871, sur un petit terrain vague situé à l’angle des rues Haxo et du Borrégo, 49 otages sont exécutés par les Fédérés : 10 prêtres, 35 gardes de Paris et 4 civils deviennent les martyrs d’une tuerie abominable et sans pitié.

Vous pouvez lire la borne au 85 de la rue Haxo qui relate cet épisode.

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En 1892, une congrégation de Pères Jésuites s’installe dans les Pavillons proches du lieu du massacre et multiplie les œuvres religieuses et sociales en direction des habitants du quartier ; patronages, foyer des vieux, soupe populaire…Fidèles à leurs convictions philanthropiques, les Pères Jésuites fondent les « Œuvres des Otages » qui après plus d’un demi- siècle d’actions sont déclarées comme association le 23 juin 1945.

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Dans les années 50 notre société doit faire face à une crise aigüe du logement qui touche durement les familles modestes. Plus localement dans le 20ème du côté de la Porte des Lilas, il y a urgence à loger des familles ouvrières dans des conditions décentes. Lorsqu’il arriva sur le quartier en 1951, période de mutation du fait des rénovations et des travaux d’assainissement, le père Thouvenin aura pour mission de trouver des solutions de logement pour les plus démunis et de faire se rencontrer les jeunes de tous horizons.

Dès 1954, les jeunes de la Porte des Lilas suscitent l’idée d’un Club ou tous auraient la possibilité de venir. Un local paroissial sera mis à leur disposition.

C’est à partir de 1957, sous l’impulsion de son animateur le Père Etienne Thouvenin, et de Mr Claude Beraud architecte  1 er prix de Rome et grand ami du Père Thouvenin  que l’Association « Œuvre des Otages » entreprend en collaboration avec une société privée d’HLM (La Sofi) la construction d’un immeuble communautaire de 158 logements pour familles modestes et d’un jardin d’enfants. Parallèlement elle projette la création d’un ensemble socio-éducatif et culturel pour mieux répondre aux besoins des jeunes du quartier, avec lesquels elle mène déjà plusieurs activités. Dans cet équipement, l’association souhaite assurer l’hébergement de jeunes travailleurs et favoriser l’intégration sociale et la formation civique des personnes fréquentant l’établissement.

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C’est en 1962 que de par la volonté d’un homme E. Thouvenin et d’une équipe de jeunes et d’adultes présents dès la première heure que nait cette structure atypique constitué d’un Foyer de Jeunes Travailleurs et d’une  Maison des Jeunes et de la Culture Cette construction est considérée à l’époque, comme un prototype par différents Ministères (logement, Finances, Travail, Population, Santé). C’est la première fois qu’une structure de ce type est financée en majeure partie par des crédits H.L.M, mettant ainsi en œuvre une ancienne loi jamais exploitée et ouvrant une modalité de financement devenue courante aujourd’hui.

Très vite le club deviendra le coin où l’on aime venir et danser  « c’est le temps des TEPPAZ » Par la suite d’autres activités s’y grefferont : sorties théâtre, week-end loisirs, conférences, activités…. 5

.. C’est l’époque héroïque ou tout est possible, l’enthousiasme collectif aplanit toutes les difficultés. Il fallait être animé d’une force de conviction inébranlable pour faire surgir de terre ces deux structures. Les similitudes de valeurs entre le FJT et de la MJC  issus tous deux des mouvements d’éducation populaire, invitent naturellement à un travail en commun. Les atouts de cette cohabitation sont multiples : ouverture culturelle, accès aux équipements sportifs, brassage des publics.

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L’Association « Les Hauts de Belleville » MJC/FJT a fêté ses 50 ans durant la saison 2012-2013. Des photos, un livre souvenir  ont marqué cet évènement. Si vous êtes intéressé(e) pour commander cet ouvrage, n’hésitez pas à nous écrire à contact@mjchdb.fr.

Pour vous donner envie de nous suivre : Sommaire du livre des 50 ans

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MJC "Les Hauts de Belleville"

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